La maladie de Crohn fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI). Elle touche environ 200 000 personnes en France et peut affecter n'importe quelle partie du tube digestif. Bien qu'elle soit chronique, une prise en charge adaptée permet aujourd'hui de maintenir une qualité de vie satisfaisante.
Qu'est-ce que la maladie de Crohn ?
La maladie de Crohn provoque une inflammation de la paroi intestinale qui peut s'étendre en profondeur. Contrairement à la rectocolite hémorragique (autre MICI), elle peut toucher l'ensemble du système digestif, de la bouche à l'anus. Le plus souvent, elle affecte la fin de l'intestin grêle (iléon) et le début du côlon.
Cette maladie auto-immune évolue par poussées inflammatoires entrecoupées de phases de rémission. Elle se déclare généralement entre 15 et 35 ans, touchant autant les hommes que les femmes.
Reconnaître les symptômes
Les signes de la maladie de Crohn varient selon la localisation de l'inflammation. Les symptômes les plus fréquents incluent des douleurs abdominales, souvent dans la partie droite du ventre, des diarrhées chroniques parfois sanglantes, et une fatigue importante.
D'autres manifestations peuvent apparaître : perte de poids, fièvre, troubles nutritionnels ou complications comme des fissures ou des abcès. Chez certains patients, la maladie peut aussi toucher d'autres organes (articulations, peau, yeux).
Diagnostic et examens
Le diagnostic repose sur plusieurs examens complémentaires. Votre médecin prescrira d'abord des analyses sanguines pour rechercher des signes d'inflammation et évaluer votre état nutritionnel. Une coloscopie avec biopsies reste l'examen de référence pour visualiser les lésions et confirmer le diagnostic.
D'autres examens peuvent être nécessaires : scanner ou IRM pour évaluer l'étendue des lésions, examens nutritionnels pour dépister d'éventuelles carences. Un suivi régulier permet d'adapter le traitement selon l'évolution de la maladie.
Traitements et accompagnement
Plusieurs options thérapeutiques existent selon la sévérité et la localisation de votre maladie. Les anti-inflammatoires intestinaux, les immunomodulateurs ou les biothérapies peuvent être prescrits pour contrôler l'inflammation et prévenir les poussées.
L'accompagnement nutritionnel joue un rôle central, car la maladie peut entraîner des carences. Un suivi pluridisciplinaire coordonné, impliquant gastro-entérologue, nutritionniste et autres spécialistes selon vos besoins, optimise votre prise en charge.